Partager l'article ! Dossier Mechanical Poet - Partie 3/6 : chronique de l'album Woodland Prattlers: Me voilà de retour parmi vous pour la troisième partie du dossi ...
Me voilà de retour parmi vous pour la troisième partie du dossier consacré à Mechanical Poet.
Au sommaire de cette semaine, la chronique du premier album du combo : Woodland Prattlers.
La première piste, Main Titles, fait la liaison avec la fin du premier EP, en proposant une ouverture musicale digne d’un film. A défaut d’être d’une très grande originalité, elle permet de rentrer dans l’ambiance du groupe dès les premières secondes.
Et là, première grosse claque avec Stormchild, un titre d’une très grande qualité brassant avec brio toutes les influences de Mechanical Poet. Dommage cependant que la production de cet album soit si avare en terme de chant, celui-ci se retrouvant un peu trop sous mixé au profit d’une guitare omniprésente à mon goût. Le groupe nous démontre dès le début de cet opus qu’il en a dans le ventre et cette chanson figure en très bonne place dans le haut de gamme de ce Woodland Prattlers. Un déjà grand classique du répertoire musical de nos chers Russes.
La suite ne se fait pas attendre avec un Bogie In A Coal-Hole et son refrain anthologique. L’ambiance Tim Burtoniesque sur les couplets ajoute aux vagabondages de notre imagination. Woodland Prattlers marque un réel pas en avant depuis le déjà prometteur Handmade Essence et cela n’est pas pour me déplaire. Un début d’album sans faute de gout pour ma part.
En quatrième position, nous retrouvons la très planante Sirens From The Underland avec son ambiance féerique et mélancolique. Assez proche de Clue Of The Scarecrow, tiré du premier EP, je trouve celle-ci plus réussie en raison d’une mélodie vocale entêtante, à la manière d’une comptine pour enfants un peu ‘’dark’’. L’orchestration rempli ici son rôle à merveille.
Will O' The Wisp fait officie d’interlude musical, avec une consonance que ne renierai pas Danny Elfman. Mechanical Poet nous confirme une fois de plus sa volonté de créer un album digne d’une bande originale de film. Sombre et mélancolique mais non dénué de poésie.
Autre grand classique de cet album à mes oreilles avec Strayed Moppet. Une énergie communicative, agrémenté de claviers qui assure avec talent un arrangement de qualité. Un titre taillé pour le live, à ne point en douter. Il s’agit avec Stormchild des deux titres les plus rentres dedans et immédiats de cet opus tout en étant d’une richesse musicale certaine.
Dès l’intro de Old Year's Merry Funeral, l’on croirait presque à du Marylin Manson guilleret mais la patte musicale du groupe revient très vite avec l’arrivée du couplet accompagné de la voix de Sam. Le groupe signe ici des moments de pur génie, avec une sorte de pont qui revient ponctuellement tout le long de la chanson. Le passage acoustique très festif est également un excellent moment musical, avec l’arrivée d’un joli soli de guitare qui mets tout de suite dans l’ambiance.
La suite demande de la patience car ce n’est pas moins que Natural Quaternion et ses 11 minutes 10 au compteur qui nous accueille dans son univers. D’un début de piste à la limite de l’intimiste, le combo nous assène une mélodie puissante et mélancolique, mis une nouvelle fois en valeur par une orchestration de qualité, bien que parfois trop présente. Le chant se veut tragique et donne une ambiance théâtrale à l’ensemble et ajoute à l’originalité de cette piste. Il s’agit d’ailleurs de la chanson la plus progressive de l’album avec des changements d’ambiance assez fréquents, déstabilisant l’auditeur dans le bon sens du terme. Même si l’ensemble est relativement cohérent et de qualité, je ne peux pas nier que je trouve cette piste assez longue sur la durée et qu’elle a tendance à aller un peu trop dans tous les sens. Plusieurs écoutes sont donc nécessaires pour bien saisir et appréhender toutes ses subtilités.
Après ce grand voyage musical, nos oreilles se posent désormais sur Shades On A Casement, une ballade dans le plus pure style de Mechanical Poet, à savoir originale et burlesque. J’avoue ne pas avoir était transporté à l’écoute de ce titre, sympathique mais loin d’être indispensable selon moi.
Nous arrivons dans la dernière ligne droite de ce Woodland Prattlers avec Swamp-Stamp-Polka. Comme l’indique son titre, nous avons ici affaire à une chanson dans la grande tradition Russe mis en scène par Mechanical Poet. Il en ressort un gros délire musical assez jouissif et totalement décalé, se rapprochant parfois même d’un System Of A Down dans ses moments les plus barrés. Un morceau qui ne se prend pas au sérieux et qu’il faut écouter comme tel.
End Credits conclue cet album comme le Main Titles l’a commencé : à la manière d’une bande originale de film totalement déjanté et atypique. Bien qu’un peu trop longue à mon gout pour conclure cette épopée musicale, elle remplit parfaitement son rôle et nous laisse avec une agréable impression de voyage musical à travers un pays imaginaire.
Mechanical Poet signe avec ce Woodland Prattlers leur album le plus complexe et le plus progressif de leur carrière. Il ne se laisse pas facilement apprivoisé mais une fois son domptage fait, il en ressort de très bon moment en sa compagnie. Une valeur sûre de leur discographie, sans la moindre hésitation, même s’il est loin d’être le meilleur pour moi mais j’y reviendrais bien assez tôt dans les prochains articles…
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