Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 15:28

Cela fait déjà plusieurs mois qu’écrire un dossier sur Mechanical Poet me tenais à cœur mais j’avoue que le courage m’avait manqué jusqu’à aujourd’hui.

Erreur en partie réparée avec le premier article de ce dossier, que je découperais en 6 parties distinctes.

La première (que vous avez sous vos yeux ébahis) essayera de vous présenter l’historique du groupe dans les grandes lignes ainsi que mon avis totalement subjectif sur ce qui me fait autant aimer leur musique.

Ne perdons pas plus de temps et plongez avec moi dans l’univers de Mechanical Poet…

Biographie :
























Le groupe s’est formé en l’an de grâce 2002, en Russie, avec comme principal acteur Lex Plotnikoff (guitariste et tête pensante du combo) et Tom Tokmakoff (batterie), qui officiait par le passé dans une formation du nom de Glazemaker. Le tout premier chanteur était Sebastian Trifonoff mais il fut rapidement remplacé par l’ancien teneur de micro du groupe Epidemia : Max Samosvat.





















L’année suivante (en 2003 donc), Mechanical Poet propose au public son premier EP : Handmade Essence. Le disque reçu de bons échos et plusieurs maisons de disque contactèrent le groupe pour une signature de contrat. C’est finalement le label Italien Aural Music qui aura le dernier mot.





















2004 accueillit le tout premier album du groupe, à savoir le détonnant Woodland Prattlers. Malgré le joli succès de celui-ci, il signa également la première grosse fissure du line up avec le départ de Tom et Sam vers d’autres horizons. La raison de leurs départs seraient dû à des divergences musicales…





































Deux ans plus tard, le nouveau line up 2006 est dévoilé avec l’arrivée de Jerry Lenin au chant (ancien membre de
4 Tarakana et Lady's Man), du batteur Vladimir Ermakoff (ancien cogneur de Black Obelisk) ainsi que de Serge Khlebnikoff à la basse.  Ils sortirent donc leur second album, du nom de Creepy Tales For Freaky Children, beaucoup moins bien accueilli par le public metal traditionnel. Il faut savoir que le premier EP et album du groupe officiait dans un metal progressif à forte tendance symphonique et que la nouvelle orientation musicale se rapprochait bien plus d’un metal à tendance pop punk, plus direct et moins couillu que par le passé. Par contre, le groupe eu les faveurs du public punk rock et alternatif depuis cet opus. Il s’agit également du seul album avec des bonus tracks, qui sont en fait trois titres du disque, chanté en Russe.



















En 2007, et seulement peu de temps après la sortie de cet album, Serge quitta le groupe. Mechanical Poet avait quand même pu se produire sur scène pour la première fois de leur vie cette année là (au Plan-B Club de Moscou, le  04/08/2007). Extrêmement prolifique, le groupe enregistra un nouvel album,  Who Did It To Michelle Waters ?, qui raconte l’histoire du suicide d’une jeune fille et les circonstances qui l’ont conduite à cet acte. L’album est divisé en deux disques, le premier étant constitué des titres ’’classique’’ (certains étant issu de l’opus précédent mais réenregistré pour l’occasion) alors que le second fait office de bande originale de film fictif, le tout étant orchestral et sans chant. A noter également que Serge Khlebnikoff n’a enregistré aucun titre en studio avec le groupe, que ce soit pour Creepy Tales For Freaky Children ou bien encore pour Who Did It To Michelle Waters ?. La tâche fut confiée à Ivan Izotov (bassiste d’Epidemia) pour le premier et à Daniel Zakharenkoff (membre de Black Obelisk) pour le second.

Je sens que vous êtes perdus avec tous ces changements de line-up mais je vous rassure car je suis dans le même cas que vous ! C’est assez édifiant de voir que le combo n’a jamais réussi à garder une formation stable plus de deux années consécutives…





















L’année 2008 vit encore un autre départ par celui de Jerry, qui fut remplacé par Vladimir Nasonoff. Le nouveau chanteur pris part au tout dernier album en date de Mechanical Poet, du nom d’Eidoline : The Arrakeen Code. Il s’agit d’un concept album inspiré par le roman culte de Frank Herbert : Dune.


Le début d’année 2009 commencerait sous les meilleurs auspices avec l’arrivé de Daniel Zakharenkoff à la basse et d’Alexander Tavrizian aux claviers pour assurer les prestations scéniques du groupe. Un tout nouvel EP du nom de Ghouls a vu également le jour, même s’il s’agit plutôt d’un maxi single. Il reprend un titre du dernier opus en date en version ‘’single’’ (Ghouls donc), complété d’un live récent du titre Stormchild, présent sur le premier album, ainsi que de trois bonus tracks, vraisemblablement issus des sessions d’écriture d’Eidoline.

Pfiou, je n’aurais pas cru qu’écrire l’historique du groupe me prendrais autant de temps et de caractères donc je tenais à remercier les gens de wikipedia qui ont rédigés un article conséquent (mais en Anglais) sur le combo Russe.


Venons en maintenant au pourquoi de mon amour pour Mechanical Poet, si vous le voulez bien…


Mon avis sur le groupe :


Je ne me souviens plus exactement quand ma découverte de leur musique eu lieu, mais cela devait être courant 2006. Mes oreilles s’étaient tout d'abord posées sur Woodland Prattlers, que j’avais beaucoup apprécié mais qui ne m’avais pas sauté à la gueule au point de déclarer ma flamme au groupe. Ce n’est que lorsque Creepy Tales For Freaky Children fut disponible que le coup de cœur s’est déclenché. Mes proches le savent, ce qui m’importe énormément dans la musique est la faculté que peuvent avoir leurs créateurs à m’immerger dans leur univers. Je réduirais ce long charabia en un seul mot : ambiance.


Et dans ce domaine précis, Mechanical Poet m’a totalement convaincu et inspiré. L’univers musical du groupe est fortement imprégné de celle de Tim Burton et de son acolyte de toujours : Danny Elfman. Le réalisateur de génie ainsi que ce dieu de la composition a laissé des empreintes dans le cœur de Lex Plotnikoff et cela s’entend sur tous les albums et le visuel du groupe, bien qu’Eidoline s’en éloigne quelque peu.


Ce fut pour moi un formidable voyage musical que de baigner dans une musique qui aurait pu facilement être transposé à l’écran par ce cher Tim Burton, à l’imagination si fertile. Je me plais d’ailleurs à m’imaginer un film d’animation du maitre avec des titres de Mechanical Poet, cela serait pour moi une véritable ode au bonheur, mais je m’égare…


Vous l’aurez donc compris, le mélange d’une ambiance si particulière couplé à des chansons de qualité auront fait pencher la balance de mon cœur dans le sens passionné du terme. J’avoue également que l’orientation musicale du combo depuis Creepy Tales For Freaky Children me sied plus, leur composition ayant gagné, pour moi, en efficacité tout en gardant l’originalité qui a toujours fait honneur à leur musique.

























J’en arrive à la fin de cette première partie de mon modeste dossier, en espérant que celle-ci ne vous aura pas trop ennuyée et qu’elle vous aura surtout donné envie de faire connaissance avec ce formidable groupe.

La suite des articles paraitront les lundis de chaque semaine et auront pour thème la chronique de chaque album que le groupe a publié depuis 2003.


D’ici là, je vous souhaite une excellente lecture. ;)

Liens utiles :

Site officiel

Myspace

Site de Lex Plonikoff

Last FM

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Par H2o - Publié dans : Musique
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