Dimanche 15 mars 2009
Je tenais à m'excuser pour le long retard que j'ai pris concernant la publication de ce dossier sur Mechanical Poet. Ne voulant pas me "forcer" à écrire, je préfère désormais ne plus annoncer la publication du prochain article et le faire ainsi à mon rythme.

Merci d'avance pour votre compréhension.



Voici venu le temps de vous proposer la chronique du second album de Mechanical Poet, à savoir l’excellent Creepy Tales For Freaky Children.





















Entre le titre du disque et sa pochette, on sait d’office que l’univers de Tim Burton sera dans les parages mais cet album réserve bien des surprises…


Welcome To Creepy Tales
débute et il s’agit d’une intro très orchestrale, renvoyant par la même aux anciens opus du groupe. L’ambiance est directement posée jusqu’à ce que nos oreilles tombent sur Urban Dreams qui arrive sans crier gare.


Premier choc : le chant. Aux antipodes de Sam, l’ancien chanteur du combo, il distille une toute autre palette vocale qui pourra en rebuter certains. Plus aigue et nasillarde, on se laisse malgré tout charmé et cette nouvelle voix apporte un peu de fraicheur à la musique de Mechanical Poet. Le son du groupe a évolué, plus clair et catchy que par le passé mais en gardant son atmosphère  atypique et son univers addictif. Un premier titre qui en impose sévère et qui prouve bien que le combo Russe ne voulait aucunement stagner après l’excellent premier essai qu’était Woodland Prattlers.


Même constat avec Bubble Bath et son refrain mémorisable dès la première écoute. Les arrangements sont excellents et le clavier reste l’élément maitre en termes d’ambiance sonore tout en s’octroyant le luxe d’être pertinent et de très bon gout. Premier constat : le groupe divisera ses fans avec ce début d’album mais qu’importe car la qualité est plus qu’au rendez vous.


Après un beat limite électro, Spikyhead + Miremaid fait sa grande entrée avec toujours ce soucis de l’arrangement musical au service de la musique et des mélodies vocales fédératrices. Un début de CD très catchy, mélodique et entrainant. On pourra toutefois reprocher à l’ami Jerry son timbre parfois trop nasillard, qui dessert quelque peu la mélodie sur certains passages.


Première halte mélancolique avec  Vesperghosts Of Milford Playhouse et son rythme lancinent. Nous sommes rassurés sur la capacité de Jerry à moduler sa voix pour accompagner la mélodie douce et sobrement triste de ce titre. Il est à noter un sympathique solo de Lex, tout en douceur et berçant nos oreilles jusqu’à l’arrivée de A Rose For Michelle.

Les choses sérieuses reprennent avec une intro du feu de dieu (pardon, j’ai juré) et son clavier en arrangement qui me rends dingue de plaisir à chaque fois ! La suite est du même tonneau, à savoir un concentré de talent et d’efficacité. Je tiens également à préciser que le jeu de batterie de Vladimir est un réel plaisir, sachant alterner les moments rentre dedans avec des passages plus soft et technique. Un début d’album sans faute, alternant sans faiblir les moments de gloire.


Voici venu la chanson totalement décalé de Creepy Tales… avec Dolly, un délire musical burlesque et qui reprend nombre de codes de l’univers musical de Danny Elfmann pour Tim Burton. On pourrait rapprocher cette piste de Swamp-Stamp-Polka, présente sur l’album précédent mais en plus ambiante. Bien que sympathique, je trouve cette chanson assez anecdotique.


Lamplighter
nous accueille tout en douceur avec son saxophone en fond sonore, ce qui lui assure une très légère teinte jazzy loin d’être déplaisante. La suite est assez différente car très pop, une des plus accessibles du disque avec un refrain à la limite de la pop/punk/rock. Assez déstabilisant au premier abord, de part son aspect joyeux, ce titre est plein de surprise avec un pont musical tout en slap de basse et au retour du saxo, baignant ainsi la chanson dans deux univers bien distincts. Sa structure est en tout cas assez proche des travaux plus progressif du premier opus.


Retour à la mélancolie avec The Afterguide mais en version plus musclé que son homologue
Vesperghosts Of Milford Playhouse. La mélodie, ainsi que le timbre de voix de Jerry, peut faire quelque peu penser à Billy Corgan du groupe Smashing Pumpkins mais cet avis n’engage que moi, bien entendu. Un titre qui réussit une fois de plus à instaurer une ambiance immersive.


Petit moment tribal avec Aztec Zombie, une première dans l’univers de Mechanical Poet. Je ne peux encore qu’applaudir le talent de composition et d’arrangement dont sait fait preuve le groupe car c’est tout simplement du grand art. Un titre assez spécial donc, mais dans le bon sens du terme. Je précise également qu’il s’agit d’un titre bonus, uniquement disponible sur la version Director’s Cut de Creepy Tales For Freaky Children.


The Dead, The Living And The City
aurait du être le dernier titre de cet album à mes yeux (j’y reviendrais) tant elle sonne comme un épilogue musical. Beaucoup de mélancolie se dégage de cette chanson et le tout est très bien interprété. Ce n’est pas la facette musicale que je préfère dans la musique du groupe mais force est de constater que le tout est cohérent donc pourquoi bouder son plaisir ?


Dernière ligne droite avec Hide And Seek With Cary Nage, dans la plus pure tradition musicale du groupe. On aurait pu jurer qu’il s’agissait d’un bonus track de qualité mais la douche froide qui va suivre nous démontre le contraire…

Je suis assez dur envers cette pauvre Once Upon A Day mais je pense que le groupe s’est frotté de trop prêt au style pop punk sans en avoir le feeling. En résulte une chanson faussement easy listening et entêtante mais également relativement agaçante. L’univers du groupe est passé à la trappe et le tout sonne creux et sans relief, malgré une bonne volonté évidente. Le plus frustrant est que l’album se conclue de cette manière là, un meilleur agencement des titres n’aurait pas était de refus…


Moi qui pensais qu’écrire une chronique sur un album que l’on connait très bien serait facile, je me suis plus que trompé ! J’ai conscience de mes pauvres compétences en matière d’écriture mais j’espère avoir réussi à vous communiquer l’amour que je porte à ce disque car il s’agit pour moi d’un des meilleurs du groupe, si ce n’est le meilleur. Il comporte tout ce que j’aime dans la musique de Mechanical Poet : une ambiance personnelle ainsi qu’un don pour les mélodies catchy.


Ne passez pas à côté de ce petit bijou, ce sera le conseil du jour.

 

 

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009

Me voilà de retour parmi vous pour la troisième partie du dossier consacré à Mechanical Poet.

Au sommaire de cette semaine, la chronique du premier album du combo : Woodland Prattlers.


La première piste, Main Titles, fait la liaison avec la fin du premier EP, en proposant une ouverture musicale digne d’un film. A défaut d’être d’une très grande originalité, elle permet de rentrer dans l’ambiance du groupe dès les premières secondes.

Et là, première grosse claque avec Stormchild, un titre d’une très grande qualité brassant avec brio toutes les influences de Mechanical Poet. Dommage cependant que la production de cet album soit si avare en terme de chant, celui-ci se retrouvant un peu trop sous mixé au profit d’une guitare omniprésente à mon goût.  Le groupe nous démontre dès le début de cet opus qu’il en a dans le ventre et cette chanson figure en très bonne place dans le haut de gamme de ce Woodland Prattlers. Un déjà grand classique du répertoire musical de nos chers Russes.

La suite ne se fait pas attendre avec un Bogie In A Coal-Hole et son refrain anthologique. L’ambiance Tim Burtoniesque sur les couplets ajoute aux vagabondages de notre imagination. Woodland Prattlers marque un réel pas en avant depuis le déjà prometteur Handmade Essence et cela n’est pas pour me déplaire.  Un début d’album sans faute de gout pour ma part.

En quatrième position, nous retrouvons la très planante Sirens From The Underland avec son ambiance féerique et mélancolique. Assez proche de Clue Of The Scarecrow, tiré du premier EP, je trouve celle-ci plus réussie en raison d’une mélodie vocale entêtante, à la manière d’une comptine pour enfants un peu ‘’dark’’. L’orchestration rempli ici son rôle à merveille.

Will O' The Wisp fait officie d’interlude musical, avec une consonance que ne renierai pas Danny Elfman. Mechanical Poet nous confirme une fois de plus sa volonté de créer un album digne d’une bande originale de film. Sombre et mélancolique mais non dénué de poésie.

Autre grand classique de cet album à mes oreilles avec Strayed Moppet. Une énergie communicative, agrémenté de claviers qui assure avec talent un arrangement de qualité. Un titre taillé pour le live, à ne point en douter. Il s’agit avec Stormchild des deux titres les plus rentres dedans et immédiats de cet opus tout en étant d’une richesse musicale certaine.

Dès l’intro de Old Year's Merry Funeral, l’on croirait presque à du Marylin Manson guilleret mais la patte musicale du groupe revient très vite avec l’arrivée du couplet accompagné de la voix de Sam. Le groupe signe ici des moments de pur génie, avec une sorte de pont qui revient ponctuellement tout le long de la chanson. Le passage acoustique très festif est également un excellent moment musical, avec l’arrivée d’un joli soli de guitare qui mets tout de suite dans l’ambiance.

La suite demande de la patience car ce n’est pas moins que Natural Quaternion et ses 11 minutes 10 au compteur qui nous accueille dans son univers. D’un début de piste à la limite de l’intimiste, le combo nous assène une mélodie puissante et mélancolique, mis une nouvelle fois en valeur par une orchestration de qualité, bien que parfois trop présente. Le chant se veut tragique et donne une ambiance théâtrale à l’ensemble et ajoute à l’originalité de cette piste. Il s’agit d’ailleurs de la chanson la plus progressive de l’album avec des changements d’ambiance assez fréquents, déstabilisant l’auditeur dans le bon sens du terme. Même si l’ensemble est relativement cohérent et de qualité, je ne peux pas nier que je trouve cette piste assez longue sur la durée et qu’elle a tendance à aller un peu trop dans tous les sens. Plusieurs écoutes sont donc nécessaires pour bien saisir et appréhender toutes ses subtilités.

Après ce grand voyage musical, nos oreilles se posent désormais sur Shades On A Casement, une ballade dans le plus pure style de Mechanical Poet, à savoir originale et burlesque. J’avoue ne pas avoir était transporté à l’écoute de ce titre, sympathique mais loin d’être indispensable selon moi.

Nous arrivons dans la dernière ligne droite de ce Woodland Prattlers avec Swamp-Stamp-Polka. Comme l’indique son titre, nous avons ici affaire à une chanson dans la grande tradition Russe mis en scène par Mechanical Poet. Il en ressort un gros délire musical assez jouissif et totalement décalé, se rapprochant parfois même d’un System Of A Down dans ses moments les plus barrés. Un morceau qui ne se prend pas au sérieux et qu’il faut écouter comme tel.

End Credits conclue cet album comme le Main Titles l’a commencé : à la manière d’une bande originale de film totalement déjanté et atypique. Bien qu’un peu trop longue à mon gout pour conclure cette épopée musicale, elle remplit parfaitement son rôle et nous laisse avec une agréable impression de voyage musical à travers un pays imaginaire.

Mechanical Poet signe avec ce Woodland Prattlers leur album le plus complexe et le plus progressif de leur carrière. Il ne se laisse pas facilement apprivoisé mais une fois son domptage fait, il en ressort de très bon moment en sa compagnie. Une valeur sûre de leur discographie, sans la moindre hésitation, même s’il est loin d’être le meilleur pour moi mais j’y reviendrais bien assez tôt dans les prochains articles…

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 février 2009

Bonjour tout le monde,

Me voilà de retour avec la seconde partie du dossier consacré à Mechanical Poet et celle-ci sera consacrée à la chronique de leur premier EP, à savoir Handmade Essence.

Voyons ensemble les prémices d’un groupe prometteur…



Avant de commencer à vous en parler plus en détail, je tenais à préciser que la production est fort correcte pour un premier essai studio. Certes, la batterie semble programmée et non jouée par un humain et le son est un peu ‘’sourd ‘’ mais l’ensemble reste d’une qualité plus qu’honorable.

Donc tout commence avec Handmade Essence et les bases sont déjà là : rythme énergique, guitares et orchestrations sont omniprésents pour la première approche musicale que l’auditeur se fait du groupe. La voix puissante de Sam Samosvat, aux teintes heavy tout en étant incisive dans les graves, fait également son petit effet. Un premier titre qui pose d’emblée l’ambiance caractéristique du groupe et qui prouve leur talent de composition.

Frozen Nile ne se fait pas attendre et nous accueille avec une mélodie orientale et sombre. Le groupe utilise les orchestrations pour mettre en valeur les mélodies et les ambiances et cela renforce l’immersion, ce qui est un bon point. Le titre baigne donc dans une atmosphère lourde et mélancolique mais n’oublie pas pour autant des passages gorgés de lumière avec des mélodies vocales plus douce et une musique aérée.

Le troisième titre, Hermetical Orchard, prouve bien que Mechanical Poet est adepte d’orchestration et qu’il se sert de celui-ci comme d’un instrument à part entière. Les accents baroques, mêlés aux airs orientaux ajoutent une touche d’originalité à l’ensemble de la chanson. La structure emprunte à la musique progressive et le groupe aime à nous amener d’ambiance en ambiance. Un titre relativement enjoué, faisant la part belle aux ambiances et à un chant majoritairement mélodique.

Clue Of The Scarecrow se découvre à nous tout en douceur avec l’apport de chœurs ajoutant à la grandiloquence de l’ensemble. Ici point de batterie ni de guitare, le tout est orchestral pour mettre en valeur la large palette vocale de Sam Samosvat. Un titre tout en ambiance et qui démontre une fois de plus les élans cinématographiques du groupe.

Dès l’intro de Clockwork Shrimps, on se croirait plonger dans l’ambiance d’un jeu de rôle à la Final Fantasy croisé avec une bande originale de Danny Elfman pour son côté féeriquement burlesque.

Dommage cependant que le titre soit si court (seulement 1 minute 25) car il ne nous permet pas de suffisamment nous immerger dans la musique pour faire travailler notre imaginaire.

Nous en sommes déjà arrivés au dernier titre de ce premier essai studio du groupe  avec l’arrivée de Waltzing Skip-Jack. Comme la précédente piste, celle-ci est également instrumentale mais plus rythmé avec l’ajout de la batterie et de la guitare. Encore une fois, le tout est relativement court et se donne des airs de bande originale de films sans toutefois apporté grand-chose de neuf.

Que dire de plus sur ce Handmade Essence ? Il s’agit d’une première approche musicale du groupe relativement convaincante mais quelque peu frustrante car seulement 4 pistes sont à proprement parlé des chansons. Il convient également de préciser que le terme ‘’orchestration’’ est un peu exagéré car il s’agit seulement de synthétiseurs et non d’un véritable orchestre, même si le rendu reste honorable et crédible.

Le groupe ne fera d’ailleurs jamais appel à un véritable orchestre pour ses arrangements et ses ambiances dans leurs albums mais ceci n’est pas un défaut car il n’est pas nécessaire d’y avoir recours pour instaurer un univers atypique et personnel, bien au contraire.

Pour conclure, je dirais que cet EP a su mettre l’eau à la bouche et que nous sommes curieux de voir ce que le groupe nous réserve pour son premier album. Mais nous verrons tout cela dans le prochain article…

 

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 janvier 2009

Cela fait déjà plusieurs mois qu’écrire un dossier sur Mechanical Poet me tenais à cœur mais j’avoue que le courage m’avait manqué jusqu’à aujourd’hui.

Erreur en partie réparée avec le premier article de ce dossier, que je découperais en 6 parties distinctes.

La première (que vous avez sous vos yeux ébahis) essayera de vous présenter l’historique du groupe dans les grandes lignes ainsi que mon avis totalement subjectif sur ce qui me fait autant aimer leur musique.

Ne perdons pas plus de temps et plongez avec moi dans l’univers de Mechanical Poet…

Biographie :
























Le groupe s’est formé en l’an de grâce 2002, en Russie, avec comme principal acteur Lex Plotnikoff (guitariste et tête pensante du combo) et Tom Tokmakoff (batterie), qui officiait par le passé dans une formation du nom de Glazemaker. Le tout premier chanteur était Sebastian Trifonoff mais il fut rapidement remplacé par l’ancien teneur de micro du groupe Epidemia : Max Samosvat.





















L’année suivante (en 2003 donc), Mechanical Poet propose au public son premier EP : Handmade Essence. Le disque reçu de bons échos et plusieurs maisons de disque contactèrent le groupe pour une signature de contrat. C’est finalement le label Italien Aural Music qui aura le dernier mot.





















2004 accueillit le tout premier album du groupe, à savoir le détonnant Woodland Prattlers. Malgré le joli succès de celui-ci, il signa également la première grosse fissure du line up avec le départ de Tom et Sam vers d’autres horizons. La raison de leurs départs seraient dû à des divergences musicales…





































Deux ans plus tard, le nouveau line up 2006 est dévoilé avec l’arrivée de Jerry Lenin au chant (ancien membre de
4 Tarakana et Lady's Man), du batteur Vladimir Ermakoff (ancien cogneur de Black Obelisk) ainsi que de Serge Khlebnikoff à la basse.  Ils sortirent donc leur second album, du nom de Creepy Tales For Freaky Children, beaucoup moins bien accueilli par le public metal traditionnel. Il faut savoir que le premier EP et album du groupe officiait dans un metal progressif à forte tendance symphonique et que la nouvelle orientation musicale se rapprochait bien plus d’un metal à tendance pop punk, plus direct et moins couillu que par le passé. Par contre, le groupe eu les faveurs du public punk rock et alternatif depuis cet opus. Il s’agit également du seul album avec des bonus tracks, qui sont en fait trois titres du disque, chanté en Russe.



















En 2007, et seulement peu de temps après la sortie de cet album, Serge quitta le groupe. Mechanical Poet avait quand même pu se produire sur scène pour la première fois de leur vie cette année là (au Plan-B Club de Moscou, le  04/08/2007). Extrêmement prolifique, le groupe enregistra un nouvel album,  Who Did It To Michelle Waters ?, qui raconte l’histoire du suicide d’une jeune fille et les circonstances qui l’ont conduite à cet acte. L’album est divisé en deux disques, le premier étant constitué des titres ’’classique’’ (certains étant issu de l’opus précédent mais réenregistré pour l’occasion) alors que le second fait office de bande originale de film fictif, le tout étant orchestral et sans chant. A noter également que Serge Khlebnikoff n’a enregistré aucun titre en studio avec le groupe, que ce soit pour Creepy Tales For Freaky Children ou bien encore pour Who Did It To Michelle Waters ?. La tâche fut confiée à Ivan Izotov (bassiste d’Epidemia) pour le premier et à Daniel Zakharenkoff (membre de Black Obelisk) pour le second.

Je sens que vous êtes perdus avec tous ces changements de line-up mais je vous rassure car je suis dans le même cas que vous ! C’est assez édifiant de voir que le combo n’a jamais réussi à garder une formation stable plus de deux années consécutives…





















L’année 2008 vit encore un autre départ par celui de Jerry, qui fut remplacé par Vladimir Nasonoff. Le nouveau chanteur pris part au tout dernier album en date de Mechanical Poet, du nom d’Eidoline : The Arrakeen Code. Il s’agit d’un concept album inspiré par le roman culte de Frank Herbert : Dune.


Le début d’année 2009 commencerait sous les meilleurs auspices avec l’arrivé de Daniel Zakharenkoff à la basse et d’Alexander Tavrizian aux claviers pour assurer les prestations scéniques du groupe. Un tout nouvel EP du nom de Ghouls a vu également le jour, même s’il s’agit plutôt d’un maxi single. Il reprend un titre du dernier opus en date en version ‘’single’’ (Ghouls donc), complété d’un live récent du titre Stormchild, présent sur le premier album, ainsi que de trois bonus tracks, vraisemblablement issus des sessions d’écriture d’Eidoline.

Pfiou, je n’aurais pas cru qu’écrire l’historique du groupe me prendrais autant de temps et de caractères donc je tenais à remercier les gens de wikipedia qui ont rédigés un article conséquent (mais en Anglais) sur le combo Russe.


Venons en maintenant au pourquoi de mon amour pour Mechanical Poet, si vous le voulez bien…


Mon avis sur le groupe :


Je ne me souviens plus exactement quand ma découverte de leur musique eu lieu, mais cela devait être courant 2006. Mes oreilles s’étaient tout d'abord posées sur Woodland Prattlers, que j’avais beaucoup apprécié mais qui ne m’avais pas sauté à la gueule au point de déclarer ma flamme au groupe. Ce n’est que lorsque Creepy Tales For Freaky Children fut disponible que le coup de cœur s’est déclenché. Mes proches le savent, ce qui m’importe énormément dans la musique est la faculté que peuvent avoir leurs créateurs à m’immerger dans leur univers. Je réduirais ce long charabia en un seul mot : ambiance.


Et dans ce domaine précis, Mechanical Poet m’a totalement convaincu et inspiré. L’univers musical du groupe est fortement imprégné de celle de Tim Burton et de son acolyte de toujours : Danny Elfman. Le réalisateur de génie ainsi que ce dieu de la composition a laissé des empreintes dans le cœur de Lex Plotnikoff et cela s’entend sur tous les albums et le visuel du groupe, bien qu’Eidoline s’en éloigne quelque peu.


Ce fut pour moi un formidable voyage musical que de baigner dans une musique qui aurait pu facilement être transposé à l’écran par ce cher Tim Burton, à l’imagination si fertile. Je me plais d’ailleurs à m’imaginer un film d’animation du maitre avec des titres de Mechanical Poet, cela serait pour moi une véritable ode au bonheur, mais je m’égare…


Vous l’aurez donc compris, le mélange d’une ambiance si particulière couplé à des chansons de qualité auront fait pencher la balance de mon cœur dans le sens passionné du terme. J’avoue également que l’orientation musicale du combo depuis Creepy Tales For Freaky Children me sied plus, leur composition ayant gagné, pour moi, en efficacité tout en gardant l’originalité qui a toujours fait honneur à leur musique.

























J’en arrive à la fin de cette première partie de mon modeste dossier, en espérant que celle-ci ne vous aura pas trop ennuyée et qu’elle vous aura surtout donné envie de faire connaissance avec ce formidable groupe.

La suite des articles paraitront les lundis de chaque semaine et auront pour thème la chronique de chaque album que le groupe a publié depuis 2003.


D’ici là, je vous souhaite une excellente lecture. ;)

Liens utiles :

Site officiel

Myspace

Site de Lex Plonikoff

Last FM

Facebook

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 janvier 2009

Bien le bonjour tous le monde !

J'ai deserté les lieux un peu trop longtemps à mon goût alors j'essaierais d'être un peu plus régulier dans mes mises à jour en cette année 2009. :)

En réfléchissant un peu, cette cuvée 2008 m'aura apporté de sympathiques découvertes et coups de cœur.

La liste n'est pas du tout dans un ordre de préférence, je vais plutôt essayer de m'atteler à une certaine chronologie.

Seventh Wonder - Mercy Falls





















Formation Suédoise assez peu reconnu je pense, elle signe avec ce Mercy Falls un troisième album vraiment excellent. Dans la veine metal progressive avec ce qu'il faut de melodie AOR pour faire chanter le mélomane qui sommeille en chacun de nous.


Un concept album homogène, truffé de petits bijoux : un véritable coup de coeur découverte de cette année.

Myspace


Mechanical Poet - Eidoline : The Arrakeen Code





















Nouvel album ambitieux (inspiré du roman culte Dune) de nos chers Russes, Eidoline se veut différent de ses ainées tout en gardant cette patte musicale si caractéristique à Mechanical Poet. Cet album est un juste milieu entre la noirceur de Woodland Pratters et le côté pop et catchy de Creepy Tales For Freaky Children. A notez l'arrivé d'un nouveau chanteur du nom de Vladimir Nasonoff, très versatile vocalement et suprenant dans le bon sens.

Bref, à quand une sortie Européenne ?!

Myspace

Frost* - Experiments In Mass Appeal





















Nouvel effort studio de ce combo Anglais déjà culte à mes yeux.  Digne succésseur de « Milliontown », celui-ci se veut plus efficace et personnel, pari reussi et c’est un vrai bonheur auditif. Comment ne pas être en extase devant des perles tel que Welcome To Nowhere ou bien encore Dear Dead Days ? De toute manière, tout l’album est d’un excellent cru.


Voilà vraiment les albums que j'aurais pris le temps de connaitre, même si Frost* est sorti il y a très peu de temps. Ce sont pour moi des valeurs sûres sur lesquelles je vais souvent revenir pour le plaisir de mes cages à miel.


Voici maintenant les autres albums de l'année qui m'auront marqué mais avec lesquels je n'ai pas vraiment pris le temps de peaufiner leur découverte.


Crematory - Pray





















Très loin d'être l'album de l'année, il regroupe tout de même quelques bons titres de death melodique en son sein (When Darkness Falls, Pray, Burning Bridges, entres autres).

Myspace

Brother Firetribe - Heart Full Of Fire





















Projet parralèle de Emppu Vuorinen (guitariste de Nightwish), Brother Firetribe est une bouffé d'air frais retro ! Mention spéciale pour Anette en guest vocal sur le titre éponyme de l'album.

Myspace


Zebrahead - Phoenix





















Depuis le départ de Justin, parti formé I Hate Kate (j'y reviendrais dessus plus tard), il faut dire que Zebrahead a perdu un chanteur très charismatique et ce n'est pas son remplaçant, Matty, qui me fera dire le contraire. Néanmoins, Phoenix est un cran en dessus de son ainée Broadcast To The World avec des chansons de qualité (je pense par exemple à la superbe The Juggernauts). Un album de punk rock fusion énergique et bien exécuté, avec un Ali au chant rap toujours aussi incisif.

Myspace

Era - Reborn





















Un album en demi teinte, malgré une écoute très agrèable. Mention spéciale à Sinfoni Deo.


Opeth - Watershed





















Comme tous les albums d’Opeth (sauf Damnation), il m'est difficile de rentrer en transe de bout en bout, je décroche toujours avant mais cela reste quand même du haut vol de maitrise et d'ambiance (Raaaaaah, The Lotus Eater !).

Myspace


Motörhead - Motörizer





















Un album moins varié que son prédécesseur, Kiss Of Death (que j'ai découvert après en plus), mais qui se révèle tout de même d'une sacré efficacité. Rock Out !!!!!!!!!

Myspace

Anathema - Hindsight






















Ayant découvert la chanson Fragile Dreams par pur hasard, tiré de l'album Alternative 4, j'ai ensuite fait quelques recherches et ai découvert la sortie très récente de ce Hindsight.

Et bien, j'ai découvert avec ce disque de chansons acoustique du groupe, une petite perle du nom de Are You There ?. Rien que pour l'émotion que m'a provoqué cette magnifique chanson, cet album se devait de figurer dans ma liste 2008.


Myspace


Spiky - Whimsical Fantasy





















Ayant traité de cet album en ces pages, je vous invite à y lire ma critique élogieuse.



Myspace

Ska-P - Lagrimas Y Gozos




















Nos Espagnols engagés sont de retour après quelques années de séparation. Reformation mercantile ou vrai désir d'union musicale ? Nul ne le sait mais ils ont néanmoins accouchés d'un très bon nouvel album. Varié, allant du ska festif au punk rock revêche, ce Lagrimas Y Gozos ne manquera pas de faire bouger quelques crinières aux rythmes de leur mélodies entêtantes.

Myspace

Slipknot - All Hope Is Gone





















Je ne peux pas dire que je suis un inconditionnel du combo d'Iowa mais force est de constater qu'il y a de bonnes choses dans cet album, les parties aux chants clair de Corey Taylor n'y sont pas anodine pour ma part.

Myspace

The Offspring - Rise And Fall, Rage And Grace





















Encore un album que j'ai décortiqué ici même.

Metallica - Death Magnetic





















On peut dire que ce nouvel album des rock stars de Metallica aura fait beaucoup parler de lui : production honteuse, retour aux sources et j'en passe... Sorti de tout ce tapage médiatique, que reste-t'il ? Un album de trash moderne bien huilé, un son crade mais qui peut aussi faire son charme, une énergie juvénile et un retour à une musique plus burnée. Je ne suis malheureusement pas le mieux placé pour en parler car je suis un néophyte en ce qui concerne ce monument du metal.

Myspace

UncommonMenFromMars - Longer Than An EP, Shorter Than An Album





















Le groupe de punk rock français avec le nom le plus long du monde revient avec un EP fort sympathique, bien que la mélodie fasse parfois défaut à l'ensemble.

Myspace


Pour finir, voici une liste d'album que je n'ai écouté qu'une fois ou deux et qui me semble prometteur.

Judas Priest - Nostradamus





















Mötley Crüe - Saints Of Los Angeles






















Iced Earth - The Crucible Of Man (Something Wicked Part 2)





















I Hate Kate - Embrace The Curse






















Arcana - Raspail






















Alkemyst - Through Painful Lanes






















Ayreon - 01011001






















Foxboro Hot Tubs - Stop Drop And Roll!






















Pyramaze - Immortal






















Guns N' Roses - Chinese Democracy






 















Voilà pour ce petit bilan de l'année 2008 en ce qui concerne mon voyage musical. En espérant que cet article vous donneras envie de découvrir quelques petites perles. Bonne année à tous ! :)

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008





































Je vais cette fois ci dérogeait à la règle et discuter d’autre chose que de musique en ces pages.

Connaissez-vous le film-reportage La Marche De l’Empereur ? Réalisé par Luc Jacquet, cette œuvre a eu droit à un bel engouement de la part du public et le monsieur nous revient cette fois ci avec Le Renard et l’Enfant, toujours dans une optique cinématographique mais néanmoins très ‘’nature’’.











Basé sur des faits autobiographiques du réalisateur, ce conte moderne narre l’aventure d’une petite fille qui se lie d’amitié avec un renard qu’elle croise à tout hasard un beau jour  en forêt.

S’ensuit une heure trente d’images à couper le souffle, d’émotions simples et sincères ainsi qu’un envoutement musical hors norme.














Cette petite fille, magistralement interprété par Bertille Noel-Bruneau, captive le regard et nous replonge dans un passé onirique et pleins de souvenirs. Que dire des autres acteurs de ce petit bijou, les renards eux-mêmes ? Ces animaux sont vraiment fascinants à observer et une très grande empathie s’empare de nous lors du visionnage de cette œuvre














Le making-of présent sur l’édition collector du film nous permet de constater les conditions de travail parfois laborieuse mais au combien passionnante de tout le staff technique à l’origine de ce projet ambitieux et féerique.

Le Renard et l’Enfant nous démontre également qu’il ne faut parfois pas chercher très loin pour trouver un bonheur, simple et touchant, éphémère mais intense de la découverte de la nature et de soi même.













Une vision onirique d’un homme attaché à des valeurs respectable, une esthétique parfaite, de l’émerveillement à chaque scène et une simplicité sous fond de conte universel, voilà ce à quoi nous sommes invités.

Hormis pour ceux qui ont perdus leurs cœurs et leur âmes d’enfant à tout jamais, ne passez pas à côté de ce film sous peine de rater un grand moment d’évasion et de rêve.

 

Par H2o - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 19 septembre 2008






















Après de longs mois sans nouveaux articles, je m’attelle aujourd’hui à vous faire découvrir mon dernier coup de cœur musical du nom de Whimsical Fantasy.

Que se cache-t-il derrière ce nom étrange ? C’est ce que je vous invite à découvrir au travers de ces quelques lignes…

Nous devons cet album à un jeune homme du nom de Guillaume Muller, Claviériste de son état. Il s’attèle depuis plusieurs mois à faire vivre son petit protégé et nous pouvons désormais découvrir son univers fantastique et burlesque grâce à la sortie de son premier album.

En tant qu’auditeur, je ne peux qu’être admiratif : 74 minutes de musique répartie sur 24 pistes, livret couleur de 16 pages retraçant en image le parcours sonore de l’album, tout y est pour s’immerger dans son univers et en ressortir conquis.

Et de quoi parle cet univers me demanderais vous ? Et bien, je laisse l’artiste lui-même vous répondre :

« L’album s’appuie sur une trame scénaristique bien précise, où un personnage nommé Nescii (signifiant « ignorer » en Esperanto) doit traverser un monde étrange, vaste et dangereux.

 

Lors de son périple, il découvre différents endroits (asiles, villages, laboratoires,…) ainsi que de nombreux personnages (L’alchimiste, Ned, The Thingumabob : une sorte de jeu d’échec porté par des grenouilles et pleins d’autres …) mais comprend également que la survie de ce monde est compromise par un étrange nuage, le Void, généré par un personnage machiavélique appelé Le Malotru.

 

Nescii finira par comprendre que Le Malotru est le reflet de chacun, que chacun est son propre piège ainsi que son pire ennemi.

 

Mais la question reste sans réponse : Un monde doit-il être sauvé en dépit des valeurs et du comportement immoral des gens qui y vivent ?

 

Whimsical Fantasy vous propose de vous emmener dans cette histoire, de l’imaginer, et de vous laisser transporter par le rêve. »

 

Voilà une trame scénaristique intéressante, mise en valeur par les mélodies enchanteresse du monsieur à l’origine de cette œuvre.

 

Ici, nul besoin de chant et de paroles pour faire passer le message : tout se passe dans notre tête et c’est à notre imagination de nous transporter ailleurs.

 

Inspiré par les maitres du genre (Tim Burton et Terry Pratchett en tête), Spiky (de son pseudo) s’en est imprégné tout en apportant sa propre touche et le final est tout simplement un plaisir pour les sens auditif.

 

Pour finir, je ne pourrais que vous conseillez de vous procurer ce petit bijou au plus vite, tant celui-ci mérite que l’on s’y penche dessus.

 

Pour cela, rien de plus simple : il vous suffit de vous connecter à cette adresse (http://www.spiky.fr) et de vous laissez emporter dans son monde.

 

Je vous souhaite à tous et à toutes un agréable voyage : venez nous rapporter vos souvenirs…

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 1 juillet 2008





















Après 5 ans d’absence sur la scène punk rock  californienne « old school », voilà que The Offspring repointe le bout de leurs nez en ce début de saison estivale pour nous gratifier d’un Rise And Fall, Rage And Grace plutôt… Vous ne croyiez pas que j’allais tout vous dire dès l’intro, bande de coquins !

 

Puisqu’il faut bien commencer la chronique, nous allons nous atteler au premier titre de l’album. Quelques fois ma logique me dépasse… Bref, tout démarre avec  Half-Truism et là, première bonne surprise : nous retrouvons l’énergie d’antan qui faisait cruellement défaut au dernier album du combo (Splinter le mal-nommé). Nous retrouvons un Dexter Holland en pleine forme ainsi qu’une rythmique de guitare typique du groupe pour un titre, certes sans surprise, mais qui augure de bonnes choses pour la suite des événements.

 

Trust In You débarque dans nos oreilles et là nous avons droit au deuxième effet Kiss Cool de l’album : le plagiat. L’intro et les couplets sont presque une copie carbone de Smash, tiré de l’album éponyme et culte de la formation. Alors oui, ça dépote sec et c’est toujours aussi bon mais niveau originalité ça frôle le zéro pointé. Reste un refrain ultra dynamique avec un son de synthé original (pour le groupe) en fond sonore qui ajoute un petit plus à l’ambiance du titre. Malgré l’auto-plagiat, ce titre reste une petite bombe lâchée dans la marmite de The Offspring.

 

Le disque enchaine avec You're Gonna Go Far, Kid et là mon sens de la comparaison ne peut que s’exercer une fois de plus. Nos amis californien ont réussi le pari de plus ou moins plagier Fall Out Boy et la nouvelle vague pop punk en début de couplet ainsi que Placebo en fin de couplet : chapeau les gars ! Trêves d’ironie, je n’approuve pas ce genre de pratique mais je dois reconnaitre que la patte du groupe reste toujours aussi identifiable et qu’il arrive à s’approprier les influences extérieures pour les ressortir à sa propre sauce. Encore un autre tube potentiel à mettre en évidence sur cet album, ce qui n’est pas si mal en soi.

 

Hammerhead est le premier single de Rise And Fall, Rage And Grace et il à mon sens le titre le plus « The offspring » de ce début d’album. Pêchu et énergique, nous noterons le beau travail effectué sur le son de guitare, très bien produit sur chaque piste.  Le pont est également un concentré de puissance punk rock ensoleillé et nous fait retrouver avec nostalgie le groupe tel que nous avons pu le connaitre par le passé. Bref, un des titres indispensables de ce nouvel opus à mes oreilles.


Nous voilà arrivés au cinquième titre du disque et le premier en mid-tempo. J’avoue avoir toujours eu du mal avec ce genre de rythmiques avec The Offspring car je trouve que c’est dans ce domaine qu’il excelle le moins.  A Not Like Me reste néanmoins une bonne chanson, un peu plus émotionnelle que les titres qui l’ont précédée.

 

Take Me Nowhere commence avec une rythmique qui donne envie de taper du pied ainsi que des mélodies vocales nous replongeant presque dans l’ambiance d’Ignition, deuxième opus du groupe sorti en 1992. Un retour aux sources bien agréable dans tous les cas. Nos californiens nous démontrent qu’en 2008, The Offspring reste capable de retrouver le feu d’antan en le mettant au gout du jour.

 

Deuxième single de l’album, Kristy, Are You Doing Okay ? est une power ballad taillée pour les ondes FM. Le groupe flirte ainsi avec les morceaux calmes de Green Day, ce qui pour le cas présent n’est pas trop dérangeant vu la qualité du titre. Mais comme il n’existe qu’un The Offspring, il n’existe également qu’un Green Day et force est de constater que dans cet univers là, la barre est clairement un cran en dessous du trio mené de front par Billie Joe Amstrong.

 

Le groupe retombe dans l’auto-plagiat avec ce couplet de Nothingtown ressemblant comme deux gouttes d’eau au titre Want To bad tiré de l’album Conspiracy Of One. Mais la pilule continue à passer grâce à des refrains toujours aussi énergique et efficace, que l’on se surprend à fredonner en cours de journée. Le pont musical est lui aussi de qualité avec une ambiance rock’n’roll des plus sympathique.

 

Stuff Is Messed Up démarre avec une intro plutôt originale et qui n’est pas sans rappeler Beautiful People de Marilyn Manson ! La comparaison est certes osée mais tous mes proches l’ayant entendu m’ont dit la même chose, signe que mes oreilles ne me jouent pas de mauvais tours. La suite du titre est sans doute le titre le plus punk rock dans les mélodies vocales de Dexter, très en forme et colérique. Puisqu’on en est dans les ressemblances, le refrain peut s’apparenter à un Staring At The Sun moins gai mais on me fait signe dans l’oreillette que j’exagère alors je me tais…

 

Nouvelle ballade un peu mièvre avec Fix You où l’intro nous mène vers les rivages de Green Day, le talent en moins pour le coup. Non pas que cette chanson soit nulle, loin de là même, mais ce n’est pas pour moi un titre qui restera dans les classiques d’un album. Dexter Holland nous délivre tout de même une prestation vocale intéressante et assez éloignée de ce à quoi il nous avait habitués depuis toutes ces années.

 

Nous arrivons à la dernière ligne droite de ce Rise And Fall, Rage And Grace avec Let's Hear It For Rock Bottom et son couplet ska rock sautillant bien sympathique et qui nous change une fois de plus des habitudes du groupe. Pour peu on se croirait devant un album de Goldfinger mais je m’égare une fois de plus. Le refrain est un hymne qui sera très certainement un succès pendant les concerts du groupe.

 

Rise And Fall débarque pour clôturer  ce huitième album et c’est le grand plongeon vers le bas… Comme le groupe a-t-il pu composer un titre pareil sans se sentir honteux ? Pourquoi tant de véhémence me dirait vous ? C’est bien simple : The Offspring a tout simplement copier coller le titre American Idiot de Green Day, quasiment à la note près ! Seules les mélodies vocales changent et heureusement car déjà que le résultat est plus que discutable et crédible en l’état, je n’aurais même pas imaginé avec une ligne de chant identique… Si le titre de Green Day n’existait pas, on aurait pu penser que c’était une excellente chanson pour finir un album mais vu que ce n’est pas le cas, on ne peut que pointer du doigt le combo pour plagiat honteux et presque malhonnête.

 

Quel dommage que The Offspring ai cédé à cette puérile facilitée en fin d’album car Rise And Fall, Rage And Grace avait des arguments en son sein pour faire revenir les nostalgiques d’un temps révolu depuis bien longtemps.  Mais le nombre de ressemblances avec d’autres formations ne peut que finir par ternir l’impression générale. Pour sa défense, je dirais que cet album renferme de très bonnes chansons et une énergie qui fait vraiment plaisir à entendre mais que le meilleur du groupe est derrière lui, j’en ai bien peur…

 

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008
Bonjour tous le monde,

Non, je ne me suis pas exilé à l'autre bout du monde ni même fait kidnappé par des singes mutants, je n'avais simplement ni le temps et la tête à faire de nouvelles chroniques en ce moment.

Pour me faire pardonner (ou pas), je viens glisser perfidemment un peu de pub en ces pages pour vous parler de mon projet metal du nom d'A Million Little.

Après quelques mois de répétition, le groupe est fier de pouvoir vous proposer un titre en écoute sur sa toute nouvelle page myspace :
www.myspace.com/amillionlittle.

Il s'agit d'une version demo, en attendant le premier EP pour l'année 2009.

Je vous souhaite à tous et à toutes une agréable écoute. ;)
Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 10 janvier 2008


L’année 2007 fut riche en découverte musicale pour moi et l’envie de vous faire part de mes coups de cœur sur des albums sorti cette année a était la plus forte donc bonne lecture.

Therion - Gothic Kabbalah

Gothic-Kabbalah.jpg

















Première surprise de l'année, un achat totalement inattendu mais une belle claque sonore au final. Je ne connaissais même pas le groupe mais je ne regretterais jamais d'avoir eu la curiosité de mettre mes oreilles sur un casque d’un disquaire. Un album de metal symphonique de haut vol, riche et complexe à la première écoute mais réellement indispensable.

Mechanical Poet - Creepy Tales For Freaky Children

Creepy-Tales-For-Freaky-Children.jpg

















Jeune formation Russe mêlant la musique progressive à l'efficacité du pop punk, je fus scotché devant tant de fraîcheur et d'originalité. A découvrir sans plus attendre.

 

Spheric Universe Experience – Anima

undefined




















Formation Française de metal progressif, il s'agit pour moi de l'une des plus belles réussites dans le domaine. Plus d'infos sur ce magnifique album dans un ancien article du blog.

 

After Forever – After Forever

undefined


















After Forever signe avec cet album une réussite musicale sans contestation possible Je suis totalement sous son charme et les qualités vocales de Floor ne font qu'accentuer cet état des faits.

Symphony X – Paradise Lost

Paradise-Lost.jpg




















J’avoue ne pas être un énorme fan du combo mais la voix de Russel Allen et le titre éponyme de cet album ont suffi à me plonger dans l’univers du groupe.

Circus Maximus – Isolate

Isolate.jpg




















Encore meilleur à mon sens que ne l'était le bon The First Chapter, Circus Maximus confirme tout le bien que je pensais d'eux. Un album de metal progressif à tendance FM à découvrir au plus vite !

Dream Theater – Systematic Chaos

undefined

 



















Bien qu'il ne s'agisse pas d'une pièce maîtresse de leur discographie, cet album reste tout de même un bon cru.

Mechanical Poet - Who Did  It To Michelle Waters ?

Who-did-it-to-Michelle-Waters.jpg


















Deux albums en moins d'un an, les Russes de Mechanical Poet sont prolifiques et je les félicite car il signe là un autre album de qualité mais tout de même un peu en dessous du précédent.

This Is A Standoff – Be  Excited

Be-Excited.jpg

















Du punk rock de très haute volée, je conseille cet album aux amateurs du genre.

Nightwish – Dark Passion Play

undefined


















Inutile d'y revenir dessus davantage, mon article récent a du vous éclairer sur mon avis personnel.

Angels & Airwaves – I-Empire

undefined


















Idem pour cet album, mon article de noel a dû, je l'espère, vous mettre sur la voie.

Serj Tarkian – Elect The Dead

Elect-The-Dead.jpg





 
















Premier album solo du chanteur de System Of A Down, il signe avec Elect The Dead une petite pépite réussie en tout point.


Axxis – Doom Of Destiny

Axxis---Doom-Of-Destiny--2007-.jpg




















Du heavy classique mais diablement efficace, je ne saurais expliquer ce qui m'a fait aimer cet album mais le résultat est  là : une réussite !

Coheed And Cambria - No World For Tomorrow

Coheed-and-Cambria---No-World-From-Tomorrow.jpg




















Groupe hybride, mélangeant également les styles avec brio, une agréable surprise de fin d'année.

Alcest – Souvenir d’un autre monde

cover.jpg




















Mon tout dernier coup de cœur de l’année, Alcest a su me toucher avec sa musique intimiste et mélancolique. Son auteur, Neige, a créé un univers particulier et immersif a lui tout seul donc un grand coup de chapeau à l’artiste.

Voilà, je crois avoir fait le tour. J'en ai certainement oublié quelques un mais je n'ai pas forcément pris le temps  d'écouter tout de fond en comble. Il s'agit là d'une sélection assez complète  de mes écoutes en cette belle année musicale 2007. ;)

 

Par H2o - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus